ZINGARO Alain Sauvan7 janvier - 7 février 2015
Mon histoire photographique avec Zingaro s’inscrit entre une décapitation par un cavalier noir du Baron Aligre éructant le Skovatch, évitée de justesse un été 1979 en Avignon, et une bagarre de chiens père et fils qui réglaient un problème d’ordre hiérarchique sur un terrain vague à Paris près du métro Jaurès fin1985.J’aurais pu aussi à cette période me faire incinérer lors des spectacles pyrotechniques de rues d’El Comediants ou estropier par les masses et autres tronçonneuses tournoyantes de la Fura Del Baus en Catalogne. J’étais photographe de spectacles vivants, très vivants, à l’époque. Il est vrai aussi que j’aimais être au cœur des choses et au plus près du cœur des gens. Disparaître et « faire des photos comme s’il n’y avait pas de photographe » comme me l’a dit plus tard un kapo des bandes de fêlés qui enflammaient le virage sud du stade vélodrome à Marseille au début des années 90.Mais revenons à Zingaro. J’ai retrouvé le cavalier noir au tout début 1984 dans les arènes de Nîmes où j’étais venu faire un reportage sur l’école de Tauromachie mise en place par Simon Casas. Il était devenu Bartabas et de ses retrouvailles avec Igor le Magnifique et Branlotin la Désespérance chez Richard Estéban, le potier d’Aigues Vives, était né le Circo Zingaro.D’un commun accord, dûment signé verbalement, je devenais le photographe officiel et exclusif de la compagnie.Passant du sable blanc des arènes aux sables noirs de l’AGEI, friche industrielle de la périphérie Nîmoise, je les accompagnais jusqu’au terrain vague de Jaurès, lieu de leur véritable envol.Parmi mes images pas de photos de spectacles ou bien peu, à la fin, lors de la première à Paris, qui sera ma dernière photographiquement parlant.Simplement des moments partagés avec cette tribu barbaro poétique qui préférait stariser les dindons que faire danser les ours.Moments drôles quand il s’agit de faire entrer une mule dans une roulotte.Dangereux quand il faut faire sauter une table remplie de convives pas toujours rassurés, une douzaine de fois, à un cheval qui prend chaque fois l’éclair de deux gros flashes de studio dans la tronche. Inquiétants quand on voit un aigle regarder avec gourmandise la fontanelle d’un nourrisson a portée de bec.Moments de vie quotidienne, et de travail, pour beaucoup, de communion quand un Miko vient boire un coup pendu au toit de la roulotte.Alain Sauvan/Novembre 2014

BIOGRAPHIEJe me définis comme auteur photographe depuis 2007.Avant cette date je n’ai cessé de me structurer par la photographie. Apres une licence de géologie j’ai décidé de me consacrer entièrement à ce moyen d’expression. Pour gagner ma vie je deviens tireur noir et blanc dans un laboratoire d’Aix en Provence où je rencontre les meilleurs professionnels du Sud de la France et apprends beaucoup à leur contact. Je m’installe ensuite un temps en Avignon ou je suis le premier photographe de Zingaro au début des années 80, partage l’aventure du théâtre du Chêne Noir et d’El Comediants en Catalogne, fonde avec Georges Meran l’agence Point de Vue, travaillant entre autres avec Peter Brook et Bob Wilson tout en assurant la correspondance de divers magazines (Télérama, l’Express, Le Nouvel Observateur
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