RÉSIDENCE D'ARTISTE 2027

27 rue du grand couvent

RÉSIDENCE 2027

Vous pouvez d'ores et déjà postuler à la résidence d'artiste 2027. Proposez-nous de la photographie, de la video, de l'IA… étonnez-nous !

La résidence durera de deux à trois semaines, en hiver 2027, les dates seront décidées avec vous. Vous serez hébergé(e) à la galerie, qui sera fermée au public.

Le mieux est de nous envoyer un pdf unique comprenant note d'intention, dossier artistique, biographie et cv, à galerie@lelacgele.org avant le 29 novembre 2026.

RÉSIDENCE D'ARTISTE 2026

MÉLANIE DORNIER

Invitée à rester en résidence d'artiste par la Galerie Le Lac Gelé, Mélanie Dornier a réalisé des prises de vue en Camargue, qu'elle a développées avec une recette aux plantes cueillies sur place !

Ses images seront exposées à la galerie en automne 2026.

C'était un grand plaisir de l'accueillir, c'est pourquoi nous avons envie de recommencer l'aventure en 2027.

27 rue du grand couvent
27 rue du grand couvent
27 rue du grand couvent
27 rue du grand couvent

VOILE SAUVAGE

Les pellicules de ce projet ont été achetées en Chine, après quatre années passées à parcourir le pays. Elles m’ont ensuite accompagnée pendant quatre autres années en Inde, enregistrant les lumières, les silences et les mouvements de ces territoires lointains. Aujourd’hui, elles voyagent jusqu’à Arles pour une résidence artistique, ultime étape de leur trajectoire. À ma surprise, des défauts de fabrication ou de conservation ont fait apparaître les inscriptions des pellicules 120 directement sur les images, comme autant de marques laissées par leur propre histoire.
Dans le temps suspendu que m’offre cette résidence, j’expérimente et photographie, guidée par une exploration à la fois paysagère et introspective.

Entre deux prises de vue, je récolte des plantes, sauvages ou cultivées. Le soir, j’en prépare des décoctions avec lesquelles je développe les pellicules. Je leur prête une voix : cette flore humble et tenace devient la narratrice de mon récit visuel. Une forme de magie opère, territoire que je découvre pas à pas.
J’erre entre paysage et légende. Sur cette terre romaine, la figure de Proserpine — déesse du cycle des saisons et du renouveau — accompagne ma réflexion. Son histoire, marquée par l’exil et la transformation, nourrit mes questionnements sur l’identité et ses représentations. Plus largement, les symboles associés aux magiciennes et à leur persécution à travers les siècles entrent en résonance avec ce travail, où la photographie devient un espace de métamorphose, de mémoire et de résistance.

Mélanie Dornier | artiste