HAI ZHANG
MONOLOGUE

Situé dans les forêts des monts Catskill – qui font partie de la chaîne des Appalaches en Amérique du Nord –, Monologue est né de mon désir de dialoguer avec les arbres, nourri par l'espoir qu'un jour la nature me réponde.
En 2020, la pandémie a contraint ma famille à se réfugier dans un chalet des Catskills, où j'ai passé de longues heures en forêt. À travers la photographie, j'ai collecté des scènes forestières, témoins de l'état de l'environnement et de mes souvenirs personnels. Observer les changements, qu'ils soient naturels ou d'origine humaine – notamment la proposition d'un bûcheron d'exploiter nos terres – a approfondi ma compréhension de la relation intime et déterminante qui unit l'humain et la nature.
Dans les monts Catskill, les forêts et les arbres sont à la fois la réalité même et la métaphore des énergies physiques, philosophiques, politiques, sociales et morales. Je souhaitais dialoguer avec les arbres, mais aussi avec les gens – mes voisins, les habitants de longue date, les agriculteurs et les voyageurs – afin de comprendre leurs pensées et leurs représentations des arbres de cette région. J'ai commencé à recueillir leurs pensées et leurs souvenirs par le biais de conversations et des « Boîtes à pensées » installées dans des lieux publics tels que les bibliothèques municipales et les espaces communautaires.
« Monologue » est devenu une plateforme où s'entremêlent photographies, textes recueillis et mes propres interventions. Il brouille la frontière entre la documentation du passé et une projection du futur. La présence simultanée du réel et de la fiction dans ces œuvres a créé des dialogues qui examinent les récits et les perspectives, le « donné » et le « créé ».
« Monologue » est comme un arbre qui parle au cœur de la forêt : silencieux et solitaire, mais capable d'amorcer le dialogue même par son absence.
Hai Zhang | artiste
vernissage vendredi 29 mai 18:00 - 21:00
interview de l'artiste 19:00
exposition du 29 au 31 mai 2026
14:00 - 20:00
ensuite jusqu'au 30 juin 2026 sur rendez-vous

Alerte au tsunami, témoignage subjectif, installation d'art contemporain, chronophotographie, on pense aussi aux installations multi-écrans de Bruce Nauman ou bien sûr aux monochromes bleus d'Yves Klein, l'œuvre d'Isabelle Camps est tout cela à la fois, avec une remarquable économie de moyens, qu'on pourrait presque qualifier d'art pauvre, au sens de l'Arte Povera.
Le sentiment du Sacré n'est pas loin non plus, la scénographie est une part essentielle de l'œuvre, nous sommes bien dans la ligne éditoriale du lac gelé. Nous sommes fiers de montrer ce travail.
Richard Petit | curateur

oceanmate.com

