HAI ZHANG F
MONOLOGUE
Il prend en le détournant le dispositif expérimental de la chronophotographie lui-même associé à l’invention de la capture du mouvement comme à celle des images animées. Il s’agit pour Isabelle Camps de monumentaliser l’instant en l’ancrant dans l’histoire de sa capture et de ses représentations tout comme de nous alerter d’un changement sensible.
C’est un cri sourd, qui émane de la tension de l’éternité qui est dans celle du recommencement (La mer toujours recommencée - Paul Valéry), et de la crainte d’un monde qui nous échappe.
Ecoute l’eau (qui) monte, renforce notre fracture dans notre relation à la nature, à travers un dispositif photo séquentiel et plus généralement à travers des procédés technologiques.
Cette fracture que l’anthropologue Philippe Descola nous invite à dépasser, pour repenser notre relation au vivant.
Luce Lebart | Historienne de la Photographie
Le lien avec le réchauffement climatique et la montée des eaux, est établi. C’est de ce constat alarmant qu’est né le projet Écoute... l’eau (qui) monte, et qui est présenté aussi au format installation multimédia mêlant image fixe, montage vidéo et son.
Isabelle Camps | artiste
vernissage vendredi 29 mai 18:00 - 21:00
interview de l'artiste 19:00
exposition du 29 au 31 mai 2026
14:00 - 20:00
ensuite jusqu'au 2 juillet 2026 sur rendez-vous
Le sentiment du Sacré n'est pas loin non plus, la scénographie est une part essentielle de l'œuvre, nous sommes bien dans la ligne éditoriale du lac gelé. Nous sommes fiers de montrer ce travail.
Richard Petit | curateur